Chinchilla lanigera

Le Chinchilla à longue queue, est un rongeur nocturne de taille moyenne dont il reste toujours quelques populations sauvages dans la haute Cordillère des Andes.



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CITES annexe I - Statut IUCN Vulnérable - Chinchillidé - Mammifère (nom scientifique) - Espèce menacée - Faune endémique des Andes

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  • Nom latin : nos chinchillas actuels sont des hybrides de deux espèces sauvages Chinchilla laniger (ou lanigera) et Chinchilla brevicauda (ou brevicaudata), ... (source : rongeurs)
  • 1 message - 1 auteur Nom latin : nos chinchillas actuels sont des hybrides de deux espèces sauvages Chinchilla laniger (ou lanigera) et Chinchilla brevicauda (ou brevicaudata), ... (source : pension-du-soleil.frbb)
  • ... Toutes deux sont des espèces protégées : Chinchilla brevicaudata Waterhouse, 1848 ou Chinchilla à queue courte. Chinchilla lanigera (Molina... (source : aidons-les-animaux.skyrock)

Le Chinchilla à longue queue (Chinchilla lanigera), est un rongeur nocturne de taille moyenne dont il reste toujours quelques populations sauvages dans la haute Cordillère des Andes. C'est une espèce vulnérable, du genre chinchilla, famille des chinchillidés.

Il ne faut pas confondre le lanigera avec le chinchilla domestique d'élevage qui n'est pas protégé par la législation. Quoiqu'il soit fréquemment nommé Chinchilla laniger, car il descend surtout du chinchilla lanigera, le chinchilla domestique ne peut pas survivre dans la nature et a été croisé avec d'autres espèces du genre depuis sa domestication, surtout le chinchilla brevicaudata [1].

Nomenclature et systématique

"Laniger" voudrait dire générateur de laine (Gotch, 1979).

Synonymes : Chinchilla laniger; Mus laniger, Molina, 1782; Cricetus chinchilla Fischer 1814 ; Cricetus laniger (E. Geoffroy St. -Hilaire, 1803) ; Lemmus laniger (Tiedemann, 1808) ; Callomys laniger (d'orbigny et I. Geoffroy St. -Hilaire, 1830) ; Lagostomus laniger (Cuvier, 1830) ; Aulacodus laniger (Kaup, 1832) ; Chinchilla velligera Prell, 1934; Chinchilla chinchilla velligera (?) (Osgood, 1943). Autres noms locaux : chinchilla du Chili, chinchilla costina, Chinchilla de la Plata. [2] et [3]

En 2003 Valladares et Spotorno ont déposé une demande auprès de la Commission mondiale de nomenclature zoologique pour qu'on conserve, en accord avec les données moléculaires, le nom d'espèce Mus Laniger Molina, 1782, à la place de Chinchilla laniger (Molina, 1782). Demande en attente de réponse[3].

Éventuelles sous-espèces, non confirmées :[4]

Ossature plus solide, corps arrondi et compact. Tête courte et large. Animal plus gros.

Ossature plus fine. Membres inférieurs plus longs. Corps plus fin avec une tête plus fine et triangulaire.

Le rat chinchilla, ou chinchilla nain, identique au type la Plata mais 1/3 plus petit à peu près est en fait une autre espèce du genre Abrocoma : Abrocoma cinerea . [5]

Description de l'espèce

Taille : corps de 26 à 27 cm et queue de 14, 5 cm.

Poids adulte : 400g à 500g (Jiménez, 1994)

Caractéristiques : Taille d'un petit lapin. Grandes oreilles, longue queue composée de 23 vertèbres [1], corps moins massif, fourrure originairement de teinte variant du gris bleuté au brun, moins apportée que l'espèce Chinchilla brevicaudata.

Morphologie :

Icône de détail Articles détaillés : chinchilla et Chinchilla domestique.

Gestation : Ils se reproduisent en octobre-décembre, Autrement dit en été. La portée est de 1 ou 2 petits dans la nature.

Habitat : Hautes Andes du Chili central, plus vers la côte que le chinchilla brevicaudata, toujours en dessous de 2000 m. Des colonies sauvages survivent toujours dans la nature. Elles forment une métapopulation dont les interconnections assurent la viabilité de l'espèce (Jiménez, presse).

Nourriture : Comme les membres du genre Chinchilla le Chinchill lanigera a un régime plutôt végétarien opportuniste. Au Chili il affectionne tout spécifiquement certaines plantes, comme le Balsamocarpon brevifolium , espèce malheureusement elle aussi en danger.

Utilisation par l'homme

Redécouverte

Le Chinchilla lanigera sauvage était reconnu comme exterminé par les chasseurs, mais il fut «redécouvert» en 1975, sous l'impulsion du CONAF, service des forêts chilien, par Mohlis (US Peace Corps) et un ancien chichillero, Pena (Jiménez, 1990). On se mit alors à l'étudier de façon scientifique.

Mesures de protection de cette espèce

Le chinchillas lanigera bénéficie depuis 1983 d'une réserve naturelle au Chili : La Réserve nationale de Las Chinchillas [6]. Dans la vallée de Choapa, sur 4.220 ha, les chinchillas sont protégés dans leur habitat naturel aride, parmi les rochers et les cactus où ils dissimulent leurs galeries dans la partie supérieure des collines exposées au nord. Ce parc est soutenu par la WWF. On a estimé la population à 5500 individus dans la réserve Las Chinchillas, sans compter ceux qui vivent en dehors (IUCN 1994).

Collines rocheuses dans la région de Auco, habitat du chinchilla lanigera sauvage.
Ancienne distribution du Chinchilla brevicaudata et du Chinchilla lanigera en Amérique du Sud et dernières colonies actuelles de Chinchillas à longue queue connues (d'après Jiménez, 1995)

Entre 1985 et 1990 on a découvert d'autres populations isolées de chinchilla lanigera en dehors de la zone protégée, autour de la ville de Auco, et une colonie de 46 ha à 250 km plus au nord (Jiménez, 1995). Les chinchillas n'ont qu'une ou deux portée d'un ou deux petits par an (Jiménez, presse). En 10 ans la surface de leur habitat a diminué de 50%. Les colonies diminuent en taille et en nombre et sont plus dispersées. Constituées de 50 à 500 individus uniquement elles semblent trop petites pour être viables (Jiménez, 1990). Elles doivent par conséquent pouvoir communiquer entre elles pour se perpétuer comme métapopulation (Hanski & Gilpin ou Lankester, 1991).

Le docteur chilien Jaime E. Jiménez[7] a entrepris leur étude durant plusieurs années avec techniques modernes, il ressort de cette étude[8] publiée en 1995 que :

  • Seules 19 des 43 colonies sont dans la réserve,
  • Leur aire va de 1, 5 ha à 113 ha,
  • 59% des colonies ont moins de 50 individus, par conséquent à haut risque d'extinction,
  • Les colonies sont plus rapprochées entre elles, ce qui favorise les échanges, dans la réserve (moins de 1200m) qu'en dehors (jusqu'à 2000m). Il n'y a pas de corrélation entre la taille d'une colonie et la distance qui la sépare des autres.
  • La bordure des territoires est 50% plus large dans la réserve et leurs formes sont plus ovales car les chinchillas y sont moins perturbés.
  • Si certains individus peuvent rester 6 ans dans la même zone, un individu peut aussi aller particulièrement loin et les colonies se déplacent de 100m d'altitude suivant les saisons. (Jiménez, 1990).
  • Les prédateurs naturels, oiseaux de proie et renards font assez peu de dégâts, mais les chats et chiens des humains effraient les colonies.
  • Les obstacles aux échanges entre colonies sont augmentés par : la déforestation, le pâturage des chèvres, l'activité minière (Noss, 1987), les voies de circulation et les incursions illégales dans la réserve.

En conséquence, pour sauver le chinchilla lanigera sauvage il faudrait que la réserve naturelle chilienne, Las Chinchillas, soit arrondie vers le sud pour englober plus de colonies et qu'une zone tampon sans habitations soit créée tout autour. Faute de quoi ce chinchilla sauvage pourrait disparaître inexorablement.

En 2000 le ch. lanigera est déclaré "vulnérable" par L'IUCN.

En 2008 ce statut de conservation a été révisé comme étant en danger critique d'extinction.

Notes et références

  1. ab (es) J. Grau, La chinchilla, su grianza en todos los climas, 3e édition. El Ateneo, Buenos Aires. 1986.
  2. [1] CITES (es)
  3. ab A. E. Spotorno, C. A. Zuleta, J. P. Valladares, A. L. Deane et J. E. Jiménez, “Chinchilla laniger”. Publié par l'American Society of Mammologists dans “Mammalian Species” n° 758, pp. 1-9, 3 ill., 15 déc 2004. Lire le document PDF (en)
  4. (en) Classification du chinchilla sur Azure Chinchilla, le site d'un éleveur spécialiste anglais.
  5. Encyclopædia Britannica
  6. Las Chinchillas National Reserve sur le site de l'UNEP (en)
  7. Site du Dr Jaime E. Jiménez, Université de Los Lagos (es)
  8. Jaime E. Jiménez, «Conservation of the last wild chinchilla (Chinchilla lanigera) archipelagro : a metapopulation approach» lire le document PDF, Departement of Wildlife Ecology and Conservation, University of Florida, Gainesville, Florida USA. Article dans “Vida Silvestre neotropical” 1995. (en)

Références

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 17/03/2009.
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